Une galerie textuelle parmi tant d'autres...

Une galerie textuelle parmi tant d'autres...
L'idée des galeries d'écriture m'a séduite, j'ai donc décidé d'en créer une car j'aime écrire et lire les créactions d'auteurs inconnus, faire des découvertes...

Je ne me présente pas.

Je donne trois à quatre sujets par mois et publie vos textes à la clôture des thèmes, au bout trois à quatre semaines.

Pour vos textes: .évitez les textes plein de fautes d'orthographe et le SMS !
Pour vos textes: . la longueur que vous voulez
Pour vos textes: . joignez une petite présentation (prénom, âge, blog(s), pourquoi écrivez-vous, depuis quand, etc...)
Pour vos textes: . envoyez-les moi par messagerie skyrock ou par com'

Je vous demanderai de respecter les auteurs, donc pas de plagiat, et aussi les photos qui sont toutes de moi.

Merci d'avance.
C.


[Houna a créé une galerie, ici. Je n'ai pas l'habitude de publier ce genre de lien (vous trouverez des galeries dans mes favoris) mais je fais une exception...]

# Posté le vendredi 29 août 2008 10:17

Modifié le mercredi 22 juillet 2009 09:26

["Quand la belle aux bois dormant se réveille, elle a presque cinquante ans."] par Éléa, 14 ans, qui a toujours eu beaucoup d'inspiration et s'est mise à écrire il y a quelques années... Pour elle, l'écriture est une façon de se débarasser de ses soucis, de les poser sur le papier, "bien sages" comme elle dit... "L'écriture, c'est ne pas oublier, c'est être conscient, c'est réver doucement, c'est vivre avec soi-même..."

----Quand la belle au bois dormant se réveille, elle a presque cinquante ans. Elle s'éveille comme une fleur déjà fanée dans son château plein de poussière. Toute étourdie de son sommeil, elle tourne son visage vers le prince charmant, celui qui dans ses rêves sort des contes de fées, des histoires romantiques de chevaliers et de dragon, celui qui n'a peur de rien, celui qui l'aime d'un éternel et merveilleux amour...
Costume et cravate, attaché-case, le preux chevalier est un businessman. La mondialisation te rattrape, belle Aurore - désormais plus proche du Crépuscule. C'est un promoteur immobilier qui veut raser ton château pour construire un complexe touristique hyper-attractif, un véritable pôle de dynamisme dans la région...
La belle au bois dormant se dit qu'elle rêve encore. Qu'elle va bientôt se réveiller dans les bras du prince charmant, le vrai cette fois.
« - Embrassez-moi, murmure-t-elle... »
Mais le prince ne l'entend pas. Sa voix est trop faible, elle tremble comme une feuille à l'automne. Comme la voix de sa grand-mère les longues soirées d'hiver.
La belle au bois dormant ne rêve plus. Le prince ne veut pas d'elle. Il veut seulement sa signature sur un papier. Mais on ne lui a jamais appris à écrire. Juste à filer la laine... Tiens, de vieux souvenirs surgissent...
De si vieux souvenirs...
La belle au bois dormant marche dans son château qui tombe en ruine. Ses jambes la supportent faiblement, elles tremblent comme deux bouts de ficelle. Elle marche dans son château, elle se rend compte que beaucoup de choses ont changé. Ses pas la mènent vers le grand miroir dans lequel elle se contemplait tous les matins.

Beaucoup de choses ont changé.

Ridée comme une pomme. Les paupières lourdes. Des valises sous les yeux. Les dents jaunies. Les cheveux gris, ternes.

Quand la belle au bois dormant se réveille, elle a presque cinquante ans. C'est un mythe qui s'effondre. La réalité n'est que trop cruelle.

Bienvenue au 21ème siècle, Aurore...


=> Votre avis:

# Posté le dimanche 07 septembre 2008 08:54

Modifié le jeudi 08 octobre 2009 14:39

[La descente aux enfers d'une adolescente] par Sarah, ce bout de texte provient de sa première nouvelle qu'elle a publiée sur son blog. Elle aime écrire depuis toute petite. Ses écris son des histoires mais aussi des textes persos.

[La descente aux enfers d'une adolescente] par Sarah, ce bout de texte provient de sa première nouvelle qu'elle a publiée sur son blog. Elle aime écrire depuis toute petite. Ses écris son des histoires mais aussi des textes persos.
"Bonsoir,

Je reprends ma plume cette nuit. Insomnie. Et puis envie. Besoin. Je sais plus bien. Qu'importe de toute façon.
Juste marre de faire semblant. Semblant de tout. Semblant de rien.
Faire semblant de sourire, d'aller bien. Faire comme si rien ne m'atteignait. Jamais. Faire semblant de maîtriser ma vie, de savoir où je vais, de n'avoir peur de rien, d'être forte. Mais je ne suis rien de tout ça. Rien de rien.
Souriante à l'extérieur. Détruite à l'intérieur.

Cette semaine est pire que les autres. Diane est en révisions intensives pour ses concours.
On se voyait déjà seulement pendant la pause de midi. Et le soir. Jusqu'à tard dans le noir.
Maintenant je n'ai plus que ce vide qui me bouffe le bide.
C'est son avenir. C'est important.
Je comprend. Mais comprendre ne tue pas le manque.
Hugo aussi croule sous le travail. Études de médecine obligent.
On passe son peu de temps libre au téléphone. Même si ces minutes sont trop courtes, ça me rassure. Ca me réconforte. Ca fait briller mon sourire et mes yeux. Ca m'aide à me sentir mieux.
Il manque tellement à ma vie lui aussi.

Il ne me reste qu'eux. Eux, ces gens que je côtoie chaque jours mais qui me connaissent si peu. Si mal.
Une impression de ne pas être à ma place qui ne me quitte jamais. Partout où je vais, je me sens de trop. Je suis là, mais on ne me voit pas. Je parle mais on ne m'écoute pas. Je souffre mais on ne m'entend pas. Je suis là par habitude et non parce que j'y ai ma place...
Alors j'enfile les masques uns à uns. Ça à l'air de leur plaire. Ça à l'air de leur suffire. Je n'ai pas l'air de souffrir.
Ca arrange tout le monde. Moi la première. La moitié du temps.

L'autre moitié du temps le masque et la vraie moi livrent bataille en mon sein. C'est une lutte acharnée, dont je sors juste un peu plus bousillée. A chacun des mes gestes, a chacun de mes mots, une envie de gerber. Tellement ce n'est pas moi. Voir les simagrées, les sourires de cette étrangère qui habite mon corps. Et qui traduit si mal, les douleurs de mon âme. Cet automate que je ne contrôle pas. Plus. Depuis le temps qu'elle joue son rôle, moi, elle s'en moque bien. Faire semblant, c'est tellement plus simple. Tellement moins effrayant. La machine est en route depuis si longtemps.
Mais j'en peux plus. Mais j'étouffe. Laissez moi respirer. Laissez moi m'exprimer.
Je sais que le bonheur ne tombe pas du ciel. Sinon, ça se saurait. Il faut lui tendre la main. Le provoquer. Le charmer. Le saisir chaque fois que c'est possible. C'est comme tout. Il faut commencer. Une fois que le pli est pris. Que le pas est fait. Tout s'enchaîne. Tout va mieux. Il paraît.

Sortez moi de ma bulle. Tendez moi la main. Secouez moi. Mais ne m'abandonnez pas.
Je vous maudis si fort certains soirs. Vous. Vous, les autres.
Tous ces autres dont la vie à l'air si belle. Si simple.
Un sourire aux lèvres. Des étoiles dans les yeux. Le coeur tapissé de bonheur. Des sourires en coeur.
Vous puez le bonheur. Je vous haie.
Mais sans vous je ne suis rien.
Je ne suis plus qu'un jouet cassé. Une fille brisée. Un pantin délabré.
Besoin de vos sourires pour faire briller le mien. Besoin de vos mains pour me montrer le chemin. Besoin de me voir exister dans vos yeux. Besoin de vous pour aller mieux.
Toute seule je suis trop faible. Trop fragile. J'ai essayé. Mais je ne cesse de tomber. De me blesser. Aidez moi avant qu'il ne soit trop tard. Aidez moi à sortir de ce noir. Aidez moi à évincer le brouillard.

Désolé, mes yeux coulent et inondent le papier, comme l'orage qui n'en fini plus de gronder et d'inonder la terre ce soir. A chaque coup de tonnerre on dirait que la terre va se fendre en deux. A chaque nouvelle crise de larmes, on dirait que mon coeur se fend en dix milles morceaux. Je suis fatiguée. Fatiguée de vivre. Je m'arrête là.

A bientôt.
Tendrement.

Léa."

=> Exprimez-vous

# Posté le jeudi 18 septembre 2008 08:47

Modifié le jeudi 08 octobre 2009 14:39

["Quand la belle aux bois dormant se réveille, elle a presque cinquante ans"] par Ludivine, 19 ans, étudiante en dernière année de licence de lettres modernes. Elle adore écrire mais préfère l'écriture automatique (chère aux surréalistes). Ce texte est issu en parti de cette écriture automatique.

---Quand la belle au bois dormant se réveille, elle a presque cinquante ans. Elle a des souris dans les oreilles et des araignées plein les dents. Dans un moment d'égarement, elle singea non moins gaiement, un sourire un peu fripé. Elle fait tomber son dentier, qui en vient à se briser. L'âge ayant gâté cette femme au sommeil de plomb, elle ne trouve d'autre solution que de regagner son lit en catimini.

ici

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["Quand la belle aux bois dormant se réveille, elle a presque cinquante ans"] par Ludivine, 19 ans, étudiante en dernière année de licence de lettres modernes. Elle adore écrire mais préfère l'écriture automatique (chère aux surréalistes). Ce texte est issu en parti de cette écriture automatique.

# Posté le vendredi 26 septembre 2008 12:33

Modifié le jeudi 08 octobre 2009 14:39

[L'absence] par Emma,14 ans, qui écrit parce qu'elle aime bien.

[L'absence] par Emma,14 ans, qui écrit parce qu'elle aime bien.




Depuis quelques temps, quelque chose d'anormal me hante. Le manque, l'échappée, le vide peut-être. Cet amour là, était le seul.
Le mal de cette séparation m'avait anéanti. Son départ était si soudain, qu'une élipse fut sinonyme de faute. La distraction fut rare, mes distances se multiplièrent et la fugue m'intrigua. Certains moments ancrés dans mes mémoires furent gommer. Son apparence que je voyais sensationnelle, se transforma en défaut. Ses expressions que j'avais apprivoisées se sauvèrent semaines après semaines.
L'acharnement y est encore. Dès que j'entends sa voix, ses paroles, ses jugements ou ses fameuses expressions, l'extase est à son heure. Mais quelques temps après, mes remords renaissent, et ma pitoyable souffrance reparaît. Elle est là, depuis maintenant 1 mois, elle m'obsède, me traque, me préoccupe; cette absence brutale qui me fait si mal...




=>Exprimez-vous

# Posté le vendredi 17 octobre 2008 14:52

Modifié le jeudi 08 octobre 2009 14:40